Génération Ecologie Corse
" Rispettu pè a natura ghjustiza pè tutti "
Pierre Noël TUCCI
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Responsable régional Corse
Délégué départemental Haute Corse
Membre du Conseil Exècutif
Membre du Conseil National
06 09 08 32 49
Gustave TALLARICO
-
Délégué départemental Corse du Sud
06 22 84 10 58
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Ministre de
l'Environnement 1988 à 1992
Conseillère
Communautaire CUMPM
Conseiller municipal (Bois Plage en Ré)| Novembre 2009 | ||||||||||
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http://www.greenpeace.org/france/news/edf-un-emprunt-risque-au-ser
Alors qu'EDF lance aujourd'hui une vaste opération de séduction financière en France, Greenpeace publie un rapport qui rappelle que la stratégie du groupe de production d'électricité est 100 % nucléaire, risquée et au service du développement de l'EPR dans le monde. L'argent qu'EDF espère collecter en France servira à boucher les trous de cette stratégie hasardeuse.
A travers ses incessantes campagnes de publicité, EDF aime à se présenter comme un gros investisseur dans les énergies
renouvelables. Or, sa stratégie de développement est uniquement axée sur le prétendu « renouveau » du nucléaire. Les prévisions d'investissements annoncés aux investisseurs à Londres
le 4 décembre 2008 n'en faisaient du reste pas mystère en affichant le besoin de 50 milliards pour construire 10 EPR à l'étranger. Or, cette relance ne s'est pour l'instant pas concrétisée
et semble largement surestimée. Chez EDF, éolien et économies d'énergies restent bien à leur place en 4e de couverture sur papier glacé.
« Le milliard français n'est qu'une goutte d'eau à fin de communication dans un plan d'investissement 100% nucléaire! explique
Frédéric Marillier, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace. En période de crise sociale, énergétique et climatique, les français doivent se demander où va leur argent et ne pas laisser
abuser par le mirage EDF. Il ne faut pas cautionner la dangereuse stratégie d'une entreprise qui n'a plus rien de publique ! »
20 milliards d'euros... en fumée ?
EDF a investi 15 milliards l'année dernière pour racheter British Energy et 4,5 milliards dans la prise de participation de Constellation, un groupe énergétique américain. Pour Steve Thomas,
professeur de politique énergétique de l'école de commerce de l'Université de Greenwich, qui a rédigé le rapport pour Greenpeace, ces lourds investissements sont autant de pari sur le renouveau
du nucléaire dans ces deux pays. Or, ce renouveau est hypothétique ; il se pourrait bien que dans ces deux pays, aucun projet de nouveau réacteur n'aboutisse.
Le troisième pari d'EDF se trouve en Chine. Là aussi, le pari est pour le moins hasardeux : les futurs réacteurs basés sur le modèle EPR, s'il y en a, seront construits par la Chine
elle-même.
Parmi les autres conclusions de l'étude « AREVA et EDF : perspectives commerciales et risques dans le secteur de l'énergie nucléaire » :
- Areva est tributaire de l'aide du gouvernement français via son agence de garanties de crédits à l'exportation, la Coface. Sans l'aide du contribuable français, Areva n'est pas et ne sera pas
en mesure de commercialiser ses réacteurs EPR.
- Du fait de leurs stratégies hasardeuses, les deux groupes ont atteint un endettement record.
- EDF comme Areva risquent d'être amenés à vendre très rapidement une partie de leurs actifs.
- Le nombre de commandes qui se concrétisent en comparaison de celles qui sont prévues, est très faible. Le nombre d'EPR vendu par Areva devrait donc se limiter à quelques unités ces dix
prochaines années.
- Les opérations « sûres » des deux groupes sur le marché français sont en perte de vitesse. La encore, ces groupes font reposer leurs choix risqués sur le contribuable français et
les citoyens.
Aujourd'hui en Finlande, Greenpeace a manifesté pour rappeler que l'EPR en construction à Olkiluoto aurait du être livré au mois de mai 2009, soit déjà depuis plus d'un mois. Greenpeace a par
ailleurs distribué à 20000 foyers une facture pour symboliser ce fiasco industriel : il coûtera aux consommateurs finlandais entre 3 et 4 milliards d'euros, soit 600 euros par foyer dans
les prochaines années.